Notre Dame de Familleureuxhttps://bibliotheca.seneffe.be/pppw/le-petit-patrimoine-sacre/les-calvaires/notre-dame-de-familleureuxhttps://bibliotheca.seneffe.be/pppw/le-petit-patrimoine-sacre/les-calvaires/notre-dame-de-familleureux/@@images/image-1200-7e0b51afbcad7deb5318159dab3aa7ee.jpeg
Notre Dame de Familleureux
Informations
Description : Sedes sapientia. Représentation de la Vierge à l'enfant : Siège de la sagesse. Dimension(s) : H : 71,5cm Matériau(x) : Bois polychrome Inscription(s) - datation : 1874 Contexte urbanistique et abords : centre du village
Si cette madone, dite Notre-Dame de Familleureux, est assez souvent reprise au répertoire des Vierges romanes du Hainaut et cristallise indéniablement notre imagination sur cette période moyenâgeuse, sa polychromie récente, sa structure générale, sa relative joliesse et certains éléments (bois très léger, absence de corrosion, couronne particulière) nous forcent à de prudentes réserves. Nous pensons même y déceler une reproduction de l'ancienne sedes sepientiae (c'est à dire trône de sagesse) où la Vierge assise sur un siège appelé cathèdre, la tête dans l'axe du corps, sert de trône à un divin fils. Cette disposition réitérait, sans doute, l'indispensable besoin d'un corps digne des desseins de Dieu pour la grande aventure chrétienne. Si la Vierge de Familleureux a gardé la morphologie romane, on n'y retrouve plus le caractère hiératique ni les prédations et les aléas des siècles passés. Difficile également se révèle l'étude comparative, et peu de rapprochements sont à tenter avec des témoins romans comme la Vierge d'Hermalle-sous-Huy ou celle d'Auderghem. Plas proches seraient cependant la Sedes du musée diocésain de Liège et celle de l'église de Planès (Pyrénées), qui toutes deux disposent d'un type de couronne assez proche. A l'exception de l'agrandissement de l'église en 1876 et des restaurations qui suivirent (le monument et la dalle funéraire de Fier-à-Bras vers 1805), on ne signale aucune restauration de la madone. Toutefois, la tradition populaire, signalée par l'Abbé Debuisseret, curé de Feluy, relate à fin du 19ième siècle une radicale restauration (ou reproduction ?), au point de faire dire à certaines personnes que ce n'était plus leur Vierge.